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La
Fondation SIMA et L'Accord Sur la Solution Extrajudiciaire
aux Conflicts du Travail (ASEC)
L'accord
sur la solution extrajudiciaire aux conflits du travail (ASEC)
Comme élément du système de rapports de travail en
Espagne
Le Service Interconfédéral de
Médiation et Arbitrage ( Servicio Interconfederal de
Mediación y Arbitraje, SIMA) est une Fondation
bipartite, formée par les plus représentatives
organisations syndicales (CC.OO. et UGT) et patronales
(CEOE et CEPYME) du cadre d'action étatique en Espagne.
Elle a été créée en 1996 pour gérer les procédures de
médiation et d'arbitrage établies dans l'Accord sur la
Solution Extrajudiciaire aux Conflits du Travail (ASEC) qui
a été souscrit cette année par ces organisations et
renouvelé par l'accord en vigueur ASEC.
Le SIMA agit dans les conflits
collectifs dont la compétence surpasse le cadre d'action
d'une Communauté Autonome. En outre, il existe dans presque
toutes les Communautés Autonomes des Accords sur la
Solution aux Conflits dont la gestion correspond aux
Interlocuteurs Sociaux. Ces Accords sont un instrument
permettant résoudre les conflits qui se sont produits entre
les travailleurs et les patrons sans avoir à faire appel
aux cours et aux tribunaux.
En Espagne il n'existe pas de norme qui,
avec un caractère général et systématique, régule les
procédures de solution aux conflits collectifs de travail,
le cadre juridique de la solution aux conflits du travail se
trouve dans plusieurs règles. Ainsi, le Décret-Loi Royal
17/1977, qui s'occupe essentiellement de la régulation de
la grève, contient une procédure administrative de conflit
collectif dont l'efficacité pour les conflits dérivés de
la négociation a été limitée par le critère du Tribunal
Constitutionnel de ne pas considérer possible une décision
administrative non volontaire de ce genre de conflits. Avec
un caractère général, des fonctions de médiation, par sa
Norme ordonnatrice (Loi 42/1997), sont attribuées à
l'Inspection du Travail.
Pour les conflits juridiques qui
proviennent de l'interprétation d'une norme de l'État ou
d'une convention collective de travail, une solution
judiciaire, avec une tentative préalable de conciliation
administrative entre les parties, est prévue dans la Loi de
Procédure du Travail.
Précisément, en ce qui concerne cette
conciliation, la Loi de Procédure du Travail de 1990 a
établi la possibilité qu'elle se produise auprès des
organismes accordés en convention au lieu de le faire
auprès des organismes administratifs. Les réformes du
Statut des Travailleurs de 1994 ont permis à la
négociation collective d'établir la médiation et
l'arbitrage comme formules de solution aux conflits
juridiques sur les conventions et des désaccords dans les
négociations de sujets tels que les licenciements massifs.
Parallèlement à ces changements
normatifs, qui ont élargi la négociation collective, les
Interlocuteurs Sociaux ont centré leur intérêt dans la
négociation d'Accords sur les systèmes de solution aux
conflits. L'Accord sur la Résolution aux conflits de la
Communauté Autonome du Pays Basque, de 1984, a été un des
premiers précédents. Les Accords de Catalogne, en 1990, et
de Galice, en 1992, l'ont suivi. Après les réformes
légales de 1994, des Accords ont été souscrits aux
Baléares, aux îles Canaries, à La Rioja, à Madrid et en
Navarre. Après la souscription de l'ASEC en janvier de
1996, les Accords des autres Communautés Autonomes ont
été établis.
Ces Accords ont des caractéristiques
en commun, en commençant par leur origine négociée et
leur gestion par les agents sociaux, à travers des
Fondations ou des Organismes de participation, qui pour
quelques cas comptent sur la présence de l'Administration.
Dans tous les cas, l'Administration fournit une aide
économique, qui répercute sur la gratuité des services.
L'utilisation des systèmes de médiation et d'arbitrage est
aussi courante, ainsi que l'emploi de ces systèmes aussi
bien pour les conflits juridiques que pour ceux provoqués
par les désaccords dans la négociation. Par contre, des
différences apparaissent dans des aspects tels que la
configuration des organismes de médiation, qui dans
certains cas ont la qualité d'association et sont plus
liés aux organisations signataires des Accords et dans
d'autres utilisent des listes de médiateurs, désignés par
ces organisations, ou bien avec l'inclusion de conflits
individuels, qui ne se produit que dans quelques accords et
pas dans l'ASEC.
Les
Procédures de l'ASEC
L'ASEC a largement utilisé les
possibilités établies par la Législation dans le terrain
des conflits collectifs, sans inclure les désaccords
individuels, dont l'exposé judiciaire ne se produit
qu'auprès d'organismes avec une juridiction dans un cadre
inférieur à celui de la Communauté Autonome. Pour les
conflits collectifs peuvent être utilisés aussi bien la
médiation que l'arbitrage. Dans la médiation, un
médiateur propose aux parties en conflit des solutions
qu'elles peuvent accepter ou refuser librement, par contre,
dans l'arbitrage un arbitre adopte une décision qui résout
le conflit et qui est obligatoire pour les parties.
Le SIMA est une infrastructure
matérielle et technique pour le développement des
procédures de solution aux conflits de l'ASEC. Les
personnes qui effectuent les médiations et les arbitrages
sont désignées par les Interlocuteurs Sociaux pour faire
partie des listes correspondantes. Après, ces personnes
sont désignées particulièrement dans chaque conflit, et
chaque partie peut désigner un médiateur ou bien laisser
que le SIMA élise une des personnes inclues dans les
listes. Les médiateurs s'incorporent aux listes par
décision de chacune des Organisations signataires de
l'Accord.
Les arbitres sont majoritairement des
Professeurs Universitaires, alors que dans les médiateurs y
sont aussi inclus des Fonctionnaires de l'Administration,
tels que des Inspecteurs du Travail, des professionnels du
conseil du travail, et même des personnes en relation avec
les Organisations Patronales et Syndicales et spécialistes
de la négociation collective.
En ce qui concerne les types de
conflits, la médiation et l'arbitrage sont possibles dans
des conflits juridiques, comme tentative de solution
accordée dans des questions dans lesquelles, interviendrait
la Juridiction Sociale s'il n'y avait pas d'accord. Ceux-ci
peuvent aussi être appliqués en cas de désaccord au cours
de la négociation collective, lorsque celle-ci est bloquée
pendant une longue période, et au cours d'autres formes de
négociations, telles que celles qui s'effectuent au sein
des Commissions Paritaires des Conventions ou celles des
procédures de mobilité géographique, de modification des
conditions de travail et de licenciements massifs, dans ce
dernier cas comme alternative à la résolution
administrative sur la régulation de l'emploi. Dans les cas
de grève, la médiation est obligatoire tout en ayant un
caractère préalable à sa convocation, et elle peut aussi
être appliquée pour résoudre les désaccords sur les
services de maintenance.
La durée des procédures est
caractérisée par sa rapidité. Une fois demandée, la
médiation doit donc avoir lieur dans un délai maximum de
72 heures pour les conflits qui entraînent la convocation
d'une grève et pour les conflits en relation avec
l'établissement de services de sécurité et de maintenance
en cas de grève. Pour le reste des conflits, la médiation
a lieu avant 10 jours.
La durée de l'arbitrage est établie
par les parties ; si celles-ci n'en ont pas établi, le
délai est de 10 jours dès l'élection de l'arbitre.
Une expression pleine de signification
sur l'origine négociée du système géré par le SIMA est
la volonté qui se projette sur plusieurs faces de ces
procédures. Dans le cas de l'ASEC, la volonté commence par
la propre incorporation et application des procédures, qui
en requiert l'adhésion expresse à travers des accords
collectifs, de secteur ou d'entreprise. Cette adhésion
s'est produite de façon très considérable, et l'ASEC
a déjà donc une importante étendue.
En outre, face à la situation de
secteurs qui avaient la tradition d'incorporer dans leurs
conventions des systèmes de solution aux conflits
similaires aux systèmes de l'ASEC, il a été décidé
d'offrir la possibilité aux conventions de maintenir ces
procédures et de les incorporer au système géré par le
SIMA.
En ce qui concerne l'utilisation
concrète des procédures, l'arbitrage, par son plus grand
rattachement juridique, requiert l'accord conjoint de toues
les parties en conflit, alors que la médiation peut être
d'utilisation obligatoire dans certains cas : avant la
convocation d'une grève ou lorsqu'il s'agit d'un désaccord
par interprétation de normes, qui devra être résolu par
un juge s'il se poursuit. Dans les cas de négociations de
licenciements massifs, il suffit qu'une des parties demande
la médiation, alors que dans le reste des cas, comme par
exemple des difficultés dans la négociation d'une
convention qui n'atteignent pas le délai de cinq mois,
l'accord des deux parties sera requis pour la médiation ;
si la négociation va au-delà de ce délai, il suffit
qu'une des parties la demande.
Le
role de la Fondation SIMA dans l'application de l´ASEC
Une des principales caractéristiques
du système espagnol de solution aux conflits est
constituée par l'important rôle des Agents Sociaux et de
leurs accords, non seulement dans la création des
procédures de solution aux conflits, mais aussi dans la
gestion et l'application de ces procédures. Le modèle de
gestion de l'ASEC est caractérisé par la présence active
des Agents Sociaux, qui ont créé le Service
Interconfédéral de Médiation et Arbitrage (SIMA), en lui
donnant la forme juridique de Fondation, avec personnalité
juridique propre.
La Fondation SIMA est dirigée par un
Patronat, formé paritairement par des Représentants des
Organisations Syndicales et Patronales signataires de l'ASEC.
Son président, dont le mandat est rotatoire, est un
représentant de chacune de ces Organisations.
Le siège du SIMA, qui se trouve à
Madrid, dispose de salles de réunions, d'une bibliothèque
et son personnel fournit le soutien administratif et
technique sollicité par les parties, le médiateur ou
l'arbitre.
La prestation de services par la
Fondation SIMA, inclus les médiations et les arbitrages,
est gratuite. Pour son fonctionnement, la SIMA dispose de
l'aide économique fournie par une subvention établie
annuellement dans les Budgets Généraux de l'État qui est
gérée par le Ministère du Travail et des Affaires
Sociales, même si cela ne suppose pas la participation
directe de l'Administration dans la gestion de la Fondation.
La relation entre la Fondation SIMA et l'Administration du
Travail est établie moyennant un Accord, différent de
l'ASEC, de caractère tripartite, dans lequel le
Gouvernement acquiert le compromis de soutenir
économiquement la Fondation SIMA. Pour que cet accord soit
accompli, une Commission Tripartite a été établie, dans
laquelle sont inclus le Ministère du Travail et des
Affaires Sociales et les Organisations signataires de l'ASEC.
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